La passion

Hier,  j’ai rencontré deux clients très sympathiques. Il sont en train de démarrer un projet Web. Tout neuf, tout frais sorti de leur tête. C’est leur bébé. Un nouveau concept qui, à ma connaissance n’a jamais été fait.

Ce qui me fait tripper, c’est de voir leurs yeux s’allumer lorsqu’il expliquent ce qu’ils veulent faire. Ils ont pensé et repensé le résultat plusieurs fois. Ils voient déjà le résultat. Rien ne peut les arrêter…

Très inspirant comme attitude…

Social media ROI

Pour moi, c’est toujours un émerveillement de lire des articles qui présentent des “constats probants” (Tout à fait Pierre) des bonzes marketing sur des concepts de base. L’étude de Social Media Today est de ce type d’article.

Depuis la nuit des temps, faire des affaires est une question de ROI, de conversion, de ventes. Pourquoi le Web changerait la donne (pour des entreprises à tout le moins) ? Le Québec fait piètre figure sur le plan du commerce électronique : On est même pas présent, comment peut-on espérer parler de ROI et de conversion avec des fantômes ? Alors que des entreprises du monde entier ont adopté le commerce électronique depuis belle lurette, le Québec tarde à s’y mettre.

Les commerces électroniques à peine maitrisés, arrivent les médias sociaux, où tous s’y lancent à coup de buzzwords et d’échanges stériles. Des données faibles comme le nombre de followers et le degré de participation sont analysées en profondeur pour faire des constats… faibles. En marketing, tout ça se calcule en parts de marché, en ROI, en conversion et en ventes. Content de voir que les grands du marketing vont s’y attarder un peu plus en 2011. En espérant voir les entreprises québécoises se servir de leur tête et de considérer ces variables au moment de se lancer dans la dance des médias sociaux.

Pour reprendre la formulation de la Clique du Plateau :
Commentaire inutile à m’envoyer: oui, mais les médias sociaux, c’est une question de conversation, de relations publiques…

- Oui, je le sais.

Aaahhh ! Les cas d’utilisation (use cases)

La vie n’est pas toujours parfaite. Les enfantologues (est-ce que ça existe ?) recommandent de coucher les enfants toujours à la même heure et de conserver une routine. Je parle à quatre parents et ils m’avouent honteusement qu’ils ne respectent pas une routine fixe. So what… Life happen et il faut vivre avec.

Quand je rencontre des clients, j’ai dans ma tête un processus complet qui assure qu’on maximise le travail fait dans un projet. Ça inclut de la planification, de la validation, du contrôle, de la créativité et de la remise en question de concepts pour arriver à la solution la plus optimale. Cette façon de faire nécessite souvent un budget un peu plus élevé.

Réaliser un projet Web n’équivaut pas à réaliser un projet virtuel. Un projet Web est bien réel et nécessite, comme tout projet hors ligne, un travail sérieux de planification. Je ne trouve peut-être pas toujours les mots pour convaincre de la nécessité du travail de planification. Seth Godin semble l’avoir trouvé, lui. Un extrait (L’article complet ici) :

Don’t show me a project, a website, an ad buy or an essay without first telling me what it’s supposed to do when it works properly. First, because I might not want that result. And second, how else am I supposed to judge if it’s good or not without knowing what you’re trying to do…

C’est exactement à ça que je pense quand je démarre un projet… Par contre, la vie étant ce qu’elle est (life happen), il n’est pas toujours possible de réaliser le processus en entier avec un client. Par contre, plus on se rapproche des cas d’utilisation, plus on recueille des données essentielles pour réaliser un projet qui génère des résultats.

Architecture d’information de site Web revisitée

Hmmm… Chez Lubie Vision où je travaille, on prêche la sacro-sainte optimisation de l’information dans les sites Web (Salut Guillaume :) ). Je suis entièrement d’accord avec la démarche. Quand on a un commerce de détail, on optimise le processus d’achat pour augmenter les ventes en magasin… Quand on a un site Web, on optmise l’expérience pour convertir l’internaute. Pas besoin d’entrer dans les détails, le concept est relativement bien établi dans l’industrie du Web (Bon, est-ce que c’est toujours bien exécuté ? Pas sûr !).

Et si on avait tout faux ? Et si on choisissait d’optimiser pour l’unique raison que c’est la chose logique à faire ? Il semblerait que IKEA réussit à augmenter ses ventes en désoptimisant le processus d’achat. Oui, oui, plus la vie de l’acheteur est rendue difficile, plus il achèterait.

Entreprise recherchée

Vous avez lu l’article ? Parfait ! Pour tenter l’expérience sur le Web, je suis maintenant à la recherche d’une entreprise qui serait prête à expérimenter (en totalité ou en partie) une désorganisation structurée (Oui, oui!) de son site Web à des fins d’analyse. Je sais, ça fait peur, ça peut causer des problèmes, mais ça peut aussi être la révélation suprême pour vous.

J’offre l’analyse et les recommandations pour reproduire la méthode IKEA sur votre site. En échange, vous faites (ou faites faire) les modifications au site. On teste l’expérience ensemble et on voit où ça nous mène. Pas de surprise ici, ça risque de très mal fonctionner ou de très bien fonctionner. Pas beaucoup d’espoir pour un résultat mitoyen.

Qui veut oser ? Me contacter via les commentaires ou via mon profil LinkedIn.

L’aube ne vient pas deux fois vous réveiller

Davos
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Cette citation provient de Paulo Coehlo au sommet économique de Davos. Diane Bérard du magazine Les Affaires recense quelques citations entendues à Davos. Très inspirant de lire certains bouts de sagesse d’influenceurs économique mondiaux. (Lire toutes les citations)

Quelques-unes qui me font particulièrement réfléchir :

« Un leader doit comprendre le pouvoir du silence, de laisser la place aux autres », Dov Siedman, consultant, PDG LRN

« Je n’avais pas le temps de tout faire alors j’ai concentré toute mon attention sur les quelques actions les plus importantes. » Chester B. Sully Sullenberger, le pilote qui a réussi à faire atterrir le vol 1549 sur le rivière Hudson

« Il n’existe pas toujours de liste de choses à faire qui permet, une fois complétée, d’avoir résolu tous les problèmes. » Chester B. Sully Sullenberger

« Demandez à ceux qui ont de l’expérience plutôt qu’aux experts. «  Paulo Coelho, auteur, académicien et collaborateur à l’UNESCO

Quelle est votre préférée ?

Hootsuite upgrade to pro – UX à son meilleur

Je viens de recevoir un courriel de Hootsuite m’invitant à améliorer mon compte où à le rendre inadéquat. J’adore l’utilisation du “downgrade”. La compagnie ne te laisse pas conserver ce que tu as présentement et qui te satisfait, non, elle diminue ton compte. Et même si ton compte était vraiment diminué. Juste le fait de te demander de cliquer sur “Diminuer mon compte” est assez fort pour augmenter les clics sur le bouton d’”upgrade”. Vraiment intéressant :

hootsuite upgrade to pro

Le Québécois, espèce opprimée

Je ne comprends pas. Nous savons, par certaines études, que la répression ne constitue pas une méthode permettant de changer un comportement. Il s’agit d’une méthode de coercision permettant de faire cesser, immédiatement, un comportement déviant. Par contre, la personne ayant subi la répression peut y voir une injustice et se rebuter encore plus contre l’organe répresseur. C’est pour cette raison que les détenus ont accès à un réseau entier d’accompagnateurs pour se réhabiliter après avoir reçu la mesure répressive. C’est aussi pour cette raison que des professionnels oeuvrent dans le réseau scolaire à accompagner les élèves en difficulté en prévention et en réaction à des échecs.

(Ok, je parle du Parti Québécois plus bas. Je n’ai aucun parti pris, je veux seulement exposer comment une idéologie peu distordre un discours, sur un point de vue purement communicationnel)

Le Parti Québécois, un visage à deux faces

(Doux, doux, c’est juste un titre) Le Parti Québécois a apporté des changements lors de la réforme scolaire en interdisant aux professeurs de faire doubler les élèves dans les années intermédiaires sous prétexte que la répression (redoubler) causait des torts au développement de l’enfant. Le courant socialiste adopté par le PQ est aussi, en général, en faveur d’une réduction de la répression et d’une augmentation de la réhabilitation.

Par contre, le Parti Québécois prône ouvertement le modèle répressif de la loi 101 pour tout ce qui touche la langue au Québec (Ok, même si l’Office de la langue française permet aux entreprises de se conformer à la loi avec un support financier pour faciliter la conformité). Il dénonce aussi le concept d’accès aux écoles passerelles anglophones accessibles aux riches, concept adopté sous la forme de la loi 115 passée sous le baillon par le Parti Libéral.

La répression ne fonctionne pas si appliquée seule

Ce qui ne fonctionne pas dans le discours du Parti Québécois, c’est qu’on doit éviter la répression d’un côté, mais qu’on doit redoubler d’effort pour réprimer l’utilisation de la langue anglaise. C’est prouvé, la répression doit s’accompagner d’une réhabilitation. Qu’est-ce qu’offre le PQ comme outil de réhabilitation pour contre-balancer les désagréments de ne pas savoir parler anglais ? Qu’a à offrir le Parti Québécois aux jeunes qui veulent compétitionner à l’international lorsqu’ils obligent l’utilisation du français et la diminution des opportunités d’immersion pour faciliter l’adoption d’une nouvelle langue ?

La semaine dernière à Tout Le Monde En Parle, Pierre Curzi a démontré à quel point le PQ était coincé dans un dilemne idéologique. Il a affirmé que c’était injuste que des riches puissent accéder à des écoles passerelles anglophones et que les plus pauvres ne puissent y accéder. Ce qu’il sous-tend, c’est qu’il y a un bénéfice à passer par les écoles passerelles. S’il n’y avait pas de bénéfices, on ne parlerait même pas de cette situation. En mettant l’emphase sur l’injustice, il indique que les personnes qui n’y auront pas accès seront désavantagés.

Donc Pierre Curzi démontre que les écoles passerelles anglaises sont assez importantes pour y accorder de l’attention, que les pauvres sont brimés en y ayant pas accès, mais que l’éducation devrait se faire en français, pour respecter la loi 101. Ce que ça démontre, c’est que la prose peut être ajustée à souhait pour les besoins idéologiques, même si l’argumention ne tient pas la route. Nous sommes en présence d’une distorsion de la communication à des fins idéologiques.

Ce que la vie nous apprend

Dans le début des années 1900, les notables étaient presque exclusivement anglais au Québec. Ou plutôt était-ce parce qu’on était anglais qu’on pouvait accéder à un poste notoire puisque c’était la langue d’usage pour le commerce. En ce début des années 2000, avec une mondialisation plus présente, l’avantage compétitif à titre de travailleur provient de la capacité d’interagir avec le monde (comme dans planète, pas comme dans personne). Parler anglais est sexy parce que ça ouvre des portes. Parler anglais est sexy parce que ça rapporte de l’argent.

Si tu es pour réprimer un comportement, tu dois avoir un maudit bon plan de réhabilitation efficace pour justifier tes actions. Si le système scolaire francophone actuel permettait vraiment d’apprendre l’anglais. Si, en tant que Québécois, nous inculquions vraiment une culture de fierté de la langue tout en comprenant l’importance d’apprendre l’anglais à nos enfants, nous pourrions vraiment justifier la répression. Tant que nous allons former des personnes inaptes linguistiquement, nous ne pouvons même pas imaginer utiliser la répression.

Parce que quand on le fait, on s’assure de conserver notre mentalité de conquis, on permet de chiâler contre les méchants anglais, on se vautre dans notre clique-qui-se-comprend-tellement-dans-notre-petite-misère.

Parce que quand on le fait, on ne sonne pas big. On sonne petit. Et être petit, c’est pas comme ça qu’on fait des enfants forts.

This is broken

Seth Godin a fait une conférence en 2006 expliquant quelques raisons pourquoi plusieurs aspects de la vie en général étaient brisés.

Je crois qu’une des causes englobant ces raisons est le désintéressement.

80% ? c’est ben suffisant !

La loi de Pareto s’applique généralement à ce qu’on fait. En faisant mes 20% d’effort, j’arriverai à plus ou moins 80% du résultat et ce sera suffisant. Suffisant pour quoi ?

  • 80% d’un processus d’attraction d’un client chez un concessionnaire automobile est de l’apporter dans la salle de montre et de ne pas lui répondre lorsqu’il arrive.
  • 80% d’un processus de conversion d’un client est de lui dire que la voiture est parfaite alors qu’on voit 10 voitures identiques en réparation dans le stationnement.
  • 80% d’un processus de fidélisation client est de lui vendre l’auto et d’arrêter de lui répondre lorsqu’il appelle pour des questions.
  • 20% du travail, c’est un symptôme de désintéressement. Le désintéressement de réfléchir au public ciblé par l’action pour assurer un excellent résultat.
  • 20% du travail, c’est manquer de respect envers ses clients, ses collègues et sa compagnie.
  • 20% du travail, c’est ce qui fait qu’une entreprise n’est pas top.

Comment faire 100% du travail

Voici quelques unes de mes inspirations du moment :

  1. Adopter et propager une culture d’entreprise
    On est tous pressés, toujours plus de tâches et d’activités à accomplir, plus de clients à plaire. La tentation de ne faire que 20% est 100% présente. L’entreprise doit insufler la culture de l’intéressement.
  2. Respecter la culture d’entreprise
    C’est pas nouveau. Les dirigeants doivent prêcher par l’exemple, sinon ça ne fonctionne pas. Ça veut dire toujours agir dans le sens de la culture à implanter, indiquer/rappeler les écarts à celle-ci et encourager les comportements nourrissant la culture.
  3. Accorder du temps
    Respecter que l’intéressement demande du temps et qu’il crée de la valeur. Laisser les intervenants s’intéresser à ce qu’il font.
  4. Être conscient de son apport
    Quel est mon apport à l’entreprise ? À mon groupe de travail ? Pourquoi je suis ici ? En répondant honnêtement, on découvre qu’en s’imprégnant du rôle pour lequel nous sommes engagés, nous pouvons augmenter notre taux d’intéressement.
  5. Écouter et apprendre les autres
    Que vivent-il ? Comment le vivent-il ? Pourquoi le vivent-il ? Pas de réponse à ces questions, vous n’êtes pas intéressés. Passez à go sans réclamer 200$ et recommencez…

Je n’ai pas toutes les réponses. Je sais toutefois que le désintéressement affecte la qualité, réduit le taux de fidélisation et augmente les efforts en ventes, marketing et communications.

Des 7 trucs brisés de Seth, tous peuvent être causés par un désintéressement :thisisbroken

  1. Ce n’est pas ma job
    Non ? Est-ce que “mettre tous les efforts afin d’assurer la viabilité et le succès de l’entreprise” entre dans la description d’emploi de tous les employés ? Oui ? Alors c’est ta job de t’assurer que ce que tu fait le soit avec cet intérêt en tête
  2. Les abrutis égoïstes
    Le désintéressement de valider si ce qu’on fait est conforme à l’orientation de la marque et ne blesse pas personne
  3. Le monde a changé
    Le désintéressement de se garder informé sur les réalités de son environnement
  4. Je ne sais pas
    Le désintéressement d’apprendre
  5. Je ne suis pas un poisson
    Le désintéressement de se mettre dans les chaussures de quelqu’un pour améliorer son sort
  6. Contradictions
    Le désintéressement de valider avec toutes les parties impliquées que ce qu’on fait est efficace
  7. Brisé par design
    Le désintéressement d’être efficace.

Mais encore…

Ce n’est pas évident, le désintéressement arrive sournoisement. Faites l’exercice : Remémorez-vous les raisons pourquoi vous avez été engagé pour votre emploi actuel. Quelles étaient les attentes envers votre emploi. Ensuite, évaluez le travail que vous faites au jour le jour. Comble-t-il les attentes ? Non ? Vous êtes peut-être désintéressé et ça parait peut-être déjà dans vos résultats. Chaque action qu’on prend est une excellente occasion de valider qu’on ne fait pas des choses brisées et d’apporter une valeur ajoutée a l’entreprise pour laquelle on travaille (ou qu’on possède).

Bulle technologique 2.0

Dot-Com bubble chart

L’histoire se répète. Je n’apprends rien de nouveau à personne. Je suis tombé sur un article de PR-squared qui tente de faire la part des choses sur la mobilisation (est-ce vraiment le terme ? Rendre les individus mobiles en tout cas) des individus.

D’un côté, Wired Magazine qui affirme haut et fort que le Web est en train d’être remplacé par les applications pour téléphones mobiles. De l’autre, Fast Company qui affirme que le marché des applications n’est pas aussi le Klondike qu’on pourrait penser.

À lire, les articles, je me revois au début des années 2000 dans les guerres d’idéologies de ce que sera le Web du futur avec des start-ups qui démarrent des produits à grands coups de capital de risque. Des modèles d’affaires à peine vérifiés qui sont financés pour s’assurer d’être le prochain Amazon (Oui, oui, on voulait être le prochain Amazon en 2000).

Qu’a-t-on appris en 200o qu’on pourrait appliquer dans le cadre des applications mobiles ? Quelques exemples :

  1. Un modèle d’affaires médiocre hors ligne ne sera pas nécessairement meilleur en ligne
  2. Les grandes réussites viennent de l’intelligence des affaires, de l’écoute des utilisateurs, du flair permettant de suivre la subtile odeur de l’engouement et de l’audace de foncer à l’aveuglette, non pas de la capacité de faire du bon code. Rien de différent d’une entreprise traditionnelle.
  3. Une offre pauvre suscitant un faible engagement de l’utilisateur est un gage d’échec, même si l’application est hot !
  4. L’industrie du Web a besoin de bulles pour supporter les millions d’emplois qui la compose.
  5. L’utilisateur final a un besoin frénétique de nouveauté

Le modèle économique des applications pour téléphones mobile est entièrement centré sur la capacité des grands fabricants et des distributeurs d’entretenir la bulle. Apple a amélioré sa position dans le marché du cellulaire en assurant un apport phénoménal d’applications. Des compagnies comme Rogers dénigrent, dans leurs publicités, les abonnés de cellulaire qui n’ont pas accès à Facebook sur leurs téléphones.

Tout cet effort pour supporter la croissance de téléphones évolués générant des revenus accrus dans la consommation de données mensuelles. Mais est-ce viable ?

Suivre ou ne pas suivre

Les entreprises sont coincées. Elles risquent de se priver de l’attention de milliers de clients potentiels si elle n’a pas d’application et elles risquent de ne pas faire d’argent en développant une application. Le salut réside dans le développement d’application mobile non pas pour leur utilisation, mais pour la notoriété qu’elles apportent à l’entreprise. Le nombre de personnes de 30 ans et moins qui m’indiquent qu’une compagnie sans site Web sera écartée de facto du processus d’achat. Pour une entreprise, le site Web n’apporte pas nécessairement une vente directe, mais confirme que le choix émotif de la marque est directement en reliée avec l’idée que les gens se font d’une entreprise à jour, proactive, sensible aux besoins des clients et avant-gardiste.

Les application joueront ce rôle. Pour une certaine durée du moins puisque, comme la majorité des plateformes de diffusion, l’intérêt de l’utilisateur s’effritera exponentiellement, soit parce que le prochain gizmo sera disponible, soit parce qu’il pognera un mal de coeur d’offre-produits, une overdose de produit consommables qui lui fera perdre tout intérêt au modèle actuel. Il aura alors le pouvoir de déterminer quelle sera la prochaine bulle. Et à voir la vitesse à laquelle l’industrie s’adapte aux changements rapide des intérêts des utilisateurs, les prochaines années risquent d’être encore plus virevoltantes.

Communiquer le vide

ThreeMonkeysJe n’écoute pas la commission Bastarache. Je lis Cyberpresse et j’écoute Paul Arcand le matin (avec Jean Lapierre entre autres). Même si je suis ultra intéressé à connaitre qui est le méchant dans toute cette histoire, il y a un truc qui ne me revient pas : C’est de voir à quel point tout ce cirque n’est qu’un écran de fumée…

Qu’a-t-on vraiment appris à présent ? Que les gens influents influençaient les élus ? Que l’argent est un excellent laissez-passer (ou laissez-aller) pour obtenir ce qu’on veut ? Ah bon… et puis ?

Qui est surpris ? Suis-je choqué ? Non. Suis-je blasé ? Non. De tous les temps, l’influence a été un moteur direct permettant d’obtenir ce qu’on veut. Ponce n’a-t-il usé d’influence envers Judas ?

Ce qui me perturbe, c’est le dialogue de sourd qui se déroule. L’étirement du verbe, la longueur de la prose, la confirmation de l’évidence et la mise à l’épreuve des règles de la commission. C’est long, c’est long… Un extrait recueilli sur Cyberpresse est éloquent de la procédurite qui s’est emparé de la commission :

Devant un commissaire Bastarache souvent impatient par des questions bien éloignées du processus de nomination des juges, Me Dugas a expliqué qu’il visait à vérifier «la fiabilité du témoin sur sa mémoire qui est extraordinaire sur certains événements et qui l’est moins sur d’autres».

À voir ce qui se produit à ce moment, je peux prédire la suite de la commission. “Les audiences n’ont pas permis de déterminer avec certitude que des influences ont été posées dans le processus de sélection des juges, par conséquent, aucune accusation ne pourrait être portée. Par contre, il n’en demeure pas moins que des règles plus strictes et un comité indépendant devrait superviser le processus de sélection des juges afin de réduire les influences que pourraient affecter un choix partial.” Ou quelque chose du genre.

Et pourquoi n’y aura-t-il pas de perdants ? Parce que l’absence de perdant fait de tous les acteurs des gagnants : des avocats payés très chèrement l’heure à même les poches des contribuables. Des avocats nommés par le même gouvernement accusé d’avoir intercédé dans le processus de sélection des juges. Des avocats qui, en demandant le statut de participant pour leur client, s’assurent de voir leurs heures payées par l’État. Des avocats qui étirent le processus parce que le compteur tourne.

À la fin de tout ça, qui seront les gagnants ? Les avocats… pour 6 millions de bonnes raisons !

Le jour où Facebook devint un marché au puces

Ça y est. J’attendais le jour où Facebook allait devenir la somme de toutes les plaies du Web. C’est arrivé. D’accord, c’est une machine drôlement efficace qui a réussi à amalgamer 500 millions d’abonnés en un seul endroit. À lui seul, cet exploit mérite qu’on coule une statue de bronze à l’effigie de Zuckerberg. Par contre, après avoir subit les premiers assauts de spam, d’avoir appris que telle personne avait la personnalité d’un panda (ascendant couleuvre) et d’avoir reçu, chaque jour des messages publicitaires dans ma boite de réception, voilà qu’entre la dimension marché au puces avec le nouveau trend de eCommerce dans Facebook et MySpace.

Sincèrement, on a sacré lorsqu’on a reçu trop de pourriel dans nos boites de courriels, on a paniqué en recevant des liens de virus dans les messageries instanées, je n’ose pas imaginer ce qu’une plateforme ouverte comme Facebook va attirer comme crooks, vlimeux et pas sérieux dans un avenir proche… Nous verrons bien !