La télévision et l’internet ne font plus qu’un

Posted: September 24th, 2009 | Author: Jean-Michel | Filed under: L'industrie | Tags: | No Comments »

C’est dans l’air depuis un bon bout, mais les informations que je reçois depuis quelques mois viennent confirmer la tangente voulant que les couples télévision/ordinateur et canal numérique/Internet ne feront plus qu’un très bientôt.

Ça a commencé avec quelques annonces disparates de fabricants de télévision offrant des nouveaux modèles avec des prises pour câble réseau et des “tuners” vidéos Web intégrés à même la télévision. Pas besoin d’ordinateur pour aller voir matante Nicole avoir l’air nounoune sur Youtube, on peut maintenant le faire confortablement assis sur le divan, entre la diffusion de la Poule aux oeufs d’or et Virginie.

Ensuite, les distributeurs de contenu numérique comme Yahoo et Youtube ont mis en place des portails adaptés à la consultation sur une télévision.

Puis, j’ai reçu un sondage de Visible World via un courriel d’Advertising Age demandant aux membres de l’industrie de la publicité de donner leur avis sur le futur de l’addressability et la capacité des publicitaires de mieux cibler leur clientèle télévisuelle en utilisant un profilage extensif associé à un foyer. Parmi les questions, Visible World demandait notre degré de confiance de voir les fournisseurs d’accès de signal télévisuel de mettre en place un système fiable de ciblage des résidents des foyers d’ici les 18 à 24 prochains mois.

Finalement, le clou de mon cercueil techo-geek me confirmant que la collision télévision et Web était inévitable a été le fait de voir des publicités en bandeau, situées dans le 5e de l’écran de télévision (en bas de l’écran), durant une émission à Vtélé. Et oui, à la manière des publicités implantées par Google sur Youtube, des bandeaux publicitaires ont apparu pendant l’émission.

Je suis rassuré de voir que l’industrie de la télévision tente, avant qu’il ne soit trop tard, de peaufiner son modèle traditionnel-peu-flexible-sans-données-précises-pour-les-annonceurs pour éviter de subir le même sort que vivent les entreprises journalistiques à ce moment. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que l’augmentation de l’utilisation d’autres sources de divertissement (comme l’Internet) ne fait que segmenter les publics et diminue le temps d’attention disponible des auditeurs. On a qu’à penser aux chaines spécialisées qui ont été utilisées pour regrouper les auditeurs d’un même intérêt à un endroit pour vendre de la publicité plus ciblée. La faible part de revenu de ces chaines n’a pas totalement compensé la perte de revenus des chaines généralistes.

La clé du succès, pour les entreprises télévisuelles ou Internet, pour attirer un fort auditoire, en dehors de la technologie utilisée, reste la qualité du contenu publié. Point.

Reste à voir ce que l’avenir réserve à la télévision actuelle …


L’opportunité politique

Posted: September 24th, 2009 | Author: Jean-Michel | Filed under: Communication | Tags: | 1 Comment »

Les communications sont critiques en temps d’élections. Chaque opportunité qu’un candidat a de faire fléchir l’opinion publique est un pas de plus vers une élection (ou une réélection).

Je n’habite pas Montréal et je n’ai pas l’intention de dévoiler quelque appartenance politique municipale, provinciale ou fédérale sur la place publique. Mon billet précédent sur le thème de Louise Harel a été fait sans couleur politique, seulement du point de vue communicationnel. L’équipe de Gérald Tremblay a toutefois aimé, semblerait, puisqu’elle a référé à mon billet dans leur bilan du jour 1.


Louise Harel travaille chez Bell

Posted: September 18th, 2009 | Author: Jean-Michel | Filed under: Communication | Tags: | 1 Comment »

Madame Harel,

Le thème de votre campagne est très progressiste. Out les “Visons l’avenir” et les “Nous méritons mieux”, en 2009, dans cet univers technologique, on redémarre la ville. Bravo, enfin une politicienne qui innove dans ses thèmes. 1 point pour madame Harel, vous avez innové.

Mais madame Harel, comment puis-je croire en votre capacité à apporter du changement à la ville de Montréal lorsque je prends connaissance de l’explication que vous en donnez ? N’y a-t-il pas un jeune-techno-geek-partisan à qui vous auriez pu demander conseil avant de lancer votre thème ?

En résumé, selon l’article de Lia Lévesque sur Cyberpresse :

«Montréal souffre d’immobilisme, de lenteur, de lourdeur. Et comme un ordinateur, quand la machine est paralysée, quand elle est encombrée, quand elle est erratique, lorsque les fichiers sont corrompus, il n’y a pas mille solutions, il faut appuyer sur «reset» et redémarrer. Voilà ce que nous proposons», a lancé Mme Harel.

Donc si je comprends bien, redémarrer un ordinateur résout tous les problèmes ? Petite leçon d’informatique 101 :

Quand un ordinateur est…

…paralysé, c’est parce qu’il a trop de programmes ouverts de façon concurrente et le système ne peut plus les gérer, ou il a une incompatibilité avec d’autres composantes avec qui il interagit. La solution est de faire le ménage : On ferme des programmes inutiles qui encombrent la mémoire inutilement ou on trouve des composantes favorisant l’interaction avec les autres composantes.

… emcombré, c’est parce qu’il y a trop d’éléments sur le disque pour sa capacité. Il faut alors évaluer les éléments critiques au bon fonctionnement et s’assurer qu’ils ont toute l’espace requis, il faut reconnaitre les éléments qui pourraient être utiles dans un cours délai ou qui sont vraiment performants et leur faire une petite place aussi. Pour le reste, on supprime les éléments qui occupent trop de ressources, ne servent à rien et ne font que ralentir l’ensemble du système.

… erratique, c’est parce que les instructions envoyées par le système d’exploitation central ou par ses programmes de soutien ne sont plus assez claires pour être comprises par les composantes du système. Il faut alors changer le système d’exploitation ou remplacer les programmes de soutien.

… corrompu, c’est parce qu’un élément malveillant extérieur a manipulé les fichiers à son avantage ou le support assurant la qualité des fichiers est défectueux. La solution, mettre en place des mécanismes de protection efficaces et agiles et remplacer le système de support physique interne.

Alors quand vous affirmez qu’il ne suffit que de redémarrer la ville pour régler tous les problèmes, vous me faites penser aux agents du support technique de premier niveau de Bell qui demandent systématiquement de redémarrer l’ordinateur dès les premières étapes de support. S’ils sont chanceux, le redémarrage va avoir effacé les problèmes de la mémoire vive, mais ne les aura pas réglés à la source. S’ils sont très chanceux, ce ne sera pas eux qui auront l’odieux de tenter de résoudre le problème en profondeur lorsque le client rappellera une deuxième fois. Et c’est ainsi que des centaines de Québécois, chaque jour, redémarrent leur ordinateur dans l’espoir de cacher ce vilain problème pas beau à voir du tout.

Une ville, comme un ordinateur, possède plus que mille façons d’être guérie. Redémarrer l’ordinateur est le plus simple et requiert le moins d’effort. C’est quand l’ordinateur ne redémarre plus qu’on reconnait l’intelligence de ceux qui ont su sauver les éléments critiques du système et le manque de prudence de ceux qui ont sifflé bêtement en disant que le système pourrait être redémarré infiniment.

Et vous madame Harel ? Avez-vous prévu une copie de sauvegarde ?