Posted: January 26th, 2010 | Author: Jean-Michel | Filed under: Ergonomie, Pas fort | Tags: Ergonomie | No Comments »
Lorsque je travaillais pour Évolubiz, nous devions faire beaucoup de formation auprès des clients qui n’avaient pas encore beaucoup de notions Web. Une des analogies qu’on utilisait concernait la conception de sites Web en 800 px de large versus un plus grand format (1024 px par exemple). Il faut comprendre qu’en 2004, 15 à 20% des internautes avaient des écrans de 800 px de large.
L’analogie utilisée provenant de Pierre-Claude Roy (Maintenant d’Audace Stratégique) était : Si tu avais à construire un commerce physique, est-ce que tu demanderais à l’architecte de faire le plafond à 5′8″ parce que 80 à 85% de ta clientèle mesure 5′8″ et moins ? Non ? Alors que se passera-t-il si 15% d’acheteurs potentiels quittent le site Web parce que c’est désagréable de naviguer à l’intérieur ? Combien de ventes risquent d’être perdues ?
L’art de s’aliéner des clients en se passant drôle
Je fais un peu de recherche ce soir et je tombe sur le site de Filttr (Non je ne ferai pas de lien vers votre site !). Il s’agit d’un outil Web permettant de filtrer les tweets pour les rendre digestibles en lecture. Et bien avec Internet Explorer 8, le site affiche ce message :
Félicitations Filttr.com pour ce message. C’est très drôle. Malheureusement, même si je possède Firefox, je ne l’ouvrirai pas pour tester votre site, je vais seulement ne pas l’utiliser. Je mesure 6′0″ et ça ne me tente pas de me pencher la tête pour entrer chez vous. Je peux comprendre avec Internet Explorer 6, mais IE8 ? Pas fort.
Posted: December 6th, 2009 | Author: Jean-Michel | Filed under: Communication | Tags: Communication, journalisme, relations publiques | No Comments »
Ça arrive partout… Des employés, non convaincu que la façon de faire de leur entreprise correspond à leur vision, quittent leur emplois pour devenir travailleurs autonomes et appliquer leur vision au monde.
Spot.us a créé une communauté permettant à des journalistes indépendants d’être payés pour réaliser un article ou un reportage. Le modèle est très bien décrit ici.
Le concept est intéressant puisqu’il permet au lectorat de déterminer les reportages qu’ils veulent consulter. Exit les choix des éditeurs et des salles de presse. C’est le citoyen qui décide. Tout semble parfait ? Ça reste à voir.
Le retour du pamphlet
Du point de vue du contrôle de l’information, ce nouveau type de communauté risque de créer des maux de tête aux responsables de relations publiques tout en leur donnant certaines opportunités.
Les maux de tête pourraient survenir lorsque des groupes de pressions financeraient à grand frais des articles destructeurs pour l’image de marque d’une entreprise ou d’un secteur de l’industrie. À l’opposé, les entreprises désireuses d’augmenter leur capital de sympathie pourraient financer des journalistes qui proposent des reportages les favorisant.
Le modèle d’affaires de Spot.us, quoique intéressant pour les journalistes, ne permet pas une saine liberté d’expression puisqu’il favorise les riches en permettant à des entreprises fortunées de payer pour qu’un journaliste réalise son reportage. Un débalancement pourrait survenir où, par un apport plus important d’argent, les articles favorisant des entreprises ou leurs marchés seraient réalisés plus rapidements et en plus grand nombre que les articles financés à coups de 20$.
Un modèle d’affaires déjà existant ?
À moins que Spot.us ne clame tout haut ce que nombreux groupes médiatiques font tout bas ? À bien y penser, il est quand même délicat, pour un média, de dénoncer son plus gros annonceur dans un article.
Avec tous les bouleversements qui surviennent dans les médias traditionnels, Spot.us propose un modèle rafraichit des entreprises médiatiques. Il sera donc intéressant de voir comment Spot.us, avec son absence de politique éditoriale, se développera dans l’avenir mouvementé des médias.
Posted: November 11th, 2009 | Author: Jean-Michel | Filed under: Branding, Réseaux sociaux | Tags: Branding, marque, Réseaux sociaux | No Comments »
En suivant mes différents fils d’informations, je suis tombé sur une très récente étude vantant les capacités des réseaux sociaux de rapprocher les utilisateurs des marques. Ça permet de compléter le commentaire de Guillaume Joly fait sur mon article précédent. Pour résumer :
46 % des utilisateurs de médias sociaux (UMS) ont recommandé ou parlé d’un produit ou d’une marque sur Facebook
44% l’ont fait sur Twitter
25 % ont recommandé un produit ou une marque directement à un amis sur les réseaux sociaux
20 % en ont parlé sur les réseaux sociaux après avoir vu une publicité ailleurs.
25 % des UMS sont allé directement dans un ecommerce après avoir appris quelque chose à propos d’un produit ou d’une marque
27 % ont été réceptifs aux événements, offres spéciales ou promotions reçues sur les réseaux sociaux
Parmi ces offres:
32 % des UMS préfèrent les coupons imprimables
28 % préfèrent les ventes
23 % préfèrent les points à accumuler
L’article de Brandweek résume bien ce qu’il faut retenir dans tout ce concept de présence active sur les réseaux sociaux :
Brands have a bigger opportunity than people would think—consumers are open to receiving promotions and offers from brands that they’ve connected with through social networks
[...]
Social networking between a consumer and a brand has created this interesting dynamic where you’re making a brand your friend and you’re treating like a friend.
[...]
Find where your audience is and go out there and engage with them to give them things that will get them to buy with you.
Et finalement, la phrase qui tue :
They may have had a great experience with you or they may post something on Twitter about having an horrendous opportunity with you, but turn that into an opportunity to connect with someone and build a relationship with them
Il n’y a rien de plus à dire…
Posted: November 10th, 2009 | Author: Jean-Michel | Filed under: Réseaux sociaux, Statistiques | Tags: emploi, facebook, linkedin, Réseaux sociaux | 1 Comment »
Plusieurs entreprises ont compris que pour dénicher des candidats de qualité pour des postes de haut niveau, il fallait avoir recours à des chasseurs de têtes professionnels. Le processus souvent coûteux décourage les entreprises à l’utiliser pour des postes à responsabilités limitées. Et si le web aidait les responsables de ressources humaines à devenir des chasseurs de tête à une fraction du coût ?
Dans sa plus résente étude, JobVite affirme que l’utilisation de réseaux sociaux permet l’embauche de candidats de plus grande qualité. 95% des recruteurs sondés utilisent LinkedIn et 59% utilisent Facebook dans leur stratégie de recrutement.
Posted: November 9th, 2009 | Author: Jean-Michel | Filed under: Réseaux sociaux, Statistiques | Tags: facebook, Réseaux sociaux, Statistiques | 2 Comments »
À peu près tout a été dit sur comment Facebook permet de créer une “conversation” avec ses consommateurs. Les entreprises peuvent “écouter leurs clients”, peuvent “dialoguer sans filtre”, bla-bla-bla, blu-blu-blu…
Qu’en est-il des consommateurs ? Embarquent-il dans le jeu ? Il semblerait que oui :
Selon MediaCurves
- 74% de leurs visiteurs utilisent Facebook
- 52% de leurs visiteurs sont “fans” d’un produit, d’une compagnie ou d’une marque
En tant qu’entreprise, hésitez-vous vraiment encore à être actif sur Facebook ?
Posted: November 8th, 2009 | Author: Jean-Michel | Filed under: Réseaux sociaux, Tendances | Tags: google, Réseaux sociaux | No Comments »
Ce n’est pas nouveau : Chaque jour, on est bombardé par de la publicité de masse qui nous incitent à acheter un produit, à utiliser un service, à essayer une nouveauté…
Lorsqu’on veut faire un achat significatif, la plupart d’entre nous, consommateurs, allons valider auprès de sources de confiance : la conjointe, un ami, un utilisateur aguerri, un expert, etc. Le but de l’exercice : se faire confirmer que le choix proposé par la publicité est effectivement le choix qui nous convient le mieux.
Le web social, lieu encensé par les marketers du monde, représente une solution oh-combien-alléchante pour connaitre rapidement et à peu de coûts l’appréciation d’un produit/service et pour personnaliser au maximum l’offre de produit/service.
Google a flairé la bonne affaire et risque fort bien de délaisser la recherche traditionnelle et étendre ses tentacules dans le web social pour attirer un plus grand nombre d’entreprises à utiliser ses services.
Posted: September 24th, 2009 | Author: Jean-Michel | Filed under: L'industrie | No Comments »
C’est dans l’air depuis un bon bout, mais les informations que je reçois depuis quelques mois viennent confirmer la tangente voulant que les couples télévision/ordinateur et canal numérique/Internet ne feront plus qu’un très bientôt.
Ça a commencé avec quelques annonces disparates de fabricants de télévision offrant des nouveaux modèles avec des prises pour câble réseau et des “tuners” vidéos Web intégrés à même la télévision. Pas besoin d’ordinateur pour aller voir matante Nicole avoir l’air nounoune sur Youtube, on peut maintenant le faire confortablement assis sur le divan, entre la diffusion de la Poule aux oeufs d’or et Virginie.
Ensuite, les distributeurs de contenu numérique comme Yahoo et Youtube ont mis en place des portails adaptés à la consultation sur une télévision.
Puis, j’ai reçu un sondage de Visible World via un courriel d’Advertising Age demandant aux membres de l’industrie de la publicité de donner leur avis sur le futur de l’addressability et la capacité des publicitaires de mieux cibler leur clientèle télévisuelle en utilisant un profilage extensif associé à un foyer. Parmi les questions, Visible World demandait notre degré de confiance de voir les fournisseurs d’accès de signal télévisuel de mettre en place un système fiable de ciblage des résidents des foyers d’ici les 18 à 24 prochains mois.
Finalement, le clou de mon cercueil techo-geek me confirmant que la collision télévision et Web était inévitable a été le fait de voir des publicités en bandeau, situées dans le 5e de l’écran de télévision (en bas de l’écran), durant une émission à Vtélé. Et oui, à la manière des publicités implantées par Google sur Youtube, des bandeaux publicitaires ont apparu pendant l’émission.
Je suis rassuré de voir que l’industrie de la télévision tente, avant qu’il ne soit trop tard, de peaufiner son modèle traditionnel-peu-flexible-sans-données-précises-pour-les-annonceurs pour éviter de subir le même sort que vivent les entreprises journalistiques à ce moment. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que l’augmentation de l’utilisation d’autres sources de divertissement (comme l’Internet) ne fait que segmenter les publics et diminue le temps d’attention disponible des auditeurs. On a qu’à penser aux chaines spécialisées qui ont été utilisées pour regrouper les auditeurs d’un même intérêt à un endroit pour vendre de la publicité plus ciblée. La faible part de revenu de ces chaines n’a pas totalement compensé la perte de revenus des chaines généralistes.
La clé du succès, pour les entreprises télévisuelles ou Internet, pour attirer un fort auditoire, en dehors de la technologie utilisée, reste la qualité du contenu publié. Point.
Reste à voir ce que l’avenir réserve à la télévision actuelle …
Posted: September 24th, 2009 | Author: Jean-Michel | Filed under: Communication | 1 Comment »
Les communications sont critiques en temps d’élections. Chaque opportunité qu’un candidat a de faire fléchir l’opinion publique est un pas de plus vers une élection (ou une réélection).
Je n’habite pas Montréal et je n’ai pas l’intention de dévoiler quelque appartenance politique municipale, provinciale ou fédérale sur la place publique. Mon billet précédent sur le thème de Louise Harel a été fait sans couleur politique, seulement du point de vue communicationnel. L’équipe de Gérald Tremblay a toutefois aimé, semblerait, puisqu’elle a référé à mon billet dans leur bilan du jour 1.
Posted: September 18th, 2009 | Author: Jean-Michel | Filed under: Communication | 1 Comment »
Madame Harel,
Le thème de votre campagne est très progressiste. Out les “Visons l’avenir” et les “Nous méritons mieux”, en 2009, dans cet univers technologique, on redémarre la ville. Bravo, enfin une politicienne qui innove dans ses thèmes. 1 point pour madame Harel, vous avez innové.
Mais madame Harel, comment puis-je croire en votre capacité à apporter du changement à la ville de Montréal lorsque je prends connaissance de l’explication que vous en donnez ? N’y a-t-il pas un jeune-techno-geek-partisan à qui vous auriez pu demander conseil avant de lancer votre thème ?
En résumé, selon l’article de Lia Lévesque sur Cyberpresse :
«Montréal souffre d’immobilisme, de lenteur, de lourdeur. Et comme un ordinateur, quand la machine est paralysée, quand elle est encombrée, quand elle est erratique, lorsque les fichiers sont corrompus, il n’y a pas mille solutions, il faut appuyer sur «reset» et redémarrer. Voilà ce que nous proposons», a lancé Mme Harel.
Donc si je comprends bien, redémarrer un ordinateur résout tous les problèmes ? Petite leçon d’informatique 101 :
Quand un ordinateur est…
…paralysé, c’est parce qu’il a trop de programmes ouverts de façon concurrente et le système ne peut plus les gérer, ou il a une incompatibilité avec d’autres composantes avec qui il interagit. La solution est de faire le ménage : On ferme des programmes inutiles qui encombrent la mémoire inutilement ou on trouve des composantes favorisant l’interaction avec les autres composantes.
… emcombré, c’est parce qu’il y a trop d’éléments sur le disque pour sa capacité. Il faut alors évaluer les éléments critiques au bon fonctionnement et s’assurer qu’ils ont toute l’espace requis, il faut reconnaitre les éléments qui pourraient être utiles dans un cours délai ou qui sont vraiment performants et leur faire une petite place aussi. Pour le reste, on supprime les éléments qui occupent trop de ressources, ne servent à rien et ne font que ralentir l’ensemble du système.
… erratique, c’est parce que les instructions envoyées par le système d’exploitation central ou par ses programmes de soutien ne sont plus assez claires pour être comprises par les composantes du système. Il faut alors changer le système d’exploitation ou remplacer les programmes de soutien.
… corrompu, c’est parce qu’un élément malveillant extérieur a manipulé les fichiers à son avantage ou le support assurant la qualité des fichiers est défectueux. La solution, mettre en place des mécanismes de protection efficaces et agiles et remplacer le système de support physique interne.
Alors quand vous affirmez qu’il ne suffit que de redémarrer la ville pour régler tous les problèmes, vous me faites penser aux agents du support technique de premier niveau de Bell qui demandent systématiquement de redémarrer l’ordinateur dès les premières étapes de support. S’ils sont chanceux, le redémarrage va avoir effacé les problèmes de la mémoire vive, mais ne les aura pas réglés à la source. S’ils sont très chanceux, ce ne sera pas eux qui auront l’odieux de tenter de résoudre le problème en profondeur lorsque le client rappellera une deuxième fois. Et c’est ainsi que des centaines de Québécois, chaque jour, redémarrent leur ordinateur dans l’espoir de cacher ce vilain problème pas beau à voir du tout.
Une ville, comme un ordinateur, possède plus que mille façons d’être guérie. Redémarrer l’ordinateur est le plus simple et requiert le moins d’effort. C’est quand l’ordinateur ne redémarre plus qu’on reconnait l’intelligence de ceux qui ont su sauver les éléments critiques du système et le manque de prudence de ceux qui ont sifflé bêtement en disant que le système pourrait être redémarré infiniment.
Et vous madame Harel ? Avez-vous prévu une copie de sauvegarde ?
Posted: August 24th, 2009 | Author: Jean-Michel | Filed under: Pas fort | No Comments »
Vu sur le blogue de Patrick Lagacé :
Comme dans violons du monde, au pluriel, en groupe… Pas fort…